Les poissons sont de plus en plus rares

Publié le par Thierry T

Supermarchés, restaurateurs et consommateurs : nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation des ressources de la mer.  Les Français mangent deux millions de tonnes de poissons de mer par an !  Nous pouvons donc agir sur les filières de pêche et privilégier celles qui sont responsables.

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1) Un danger imminent : la disparition des poissons

Des bateaux de plus en plus importants et puissants sont utilisés pour la pêche. Une surpêche qui n'est pas utile. A divers endroits, les quotas de pêche sont largement dépassés. A voir aussi les tacs décidés par l'UE
Le "chalutage ", une pratique de pêche en eaux profonde, toujours utilisée, ratisse large et entraine 30 à 40 % de prises accessoires non utilisables rejetés en mer ( en général des poissons qui mourront sans être consommés).
1% des navires capture 50% des poissons. La pêche artisanale, qui représente 80% des emplois dans le secteur en Europe, ramène 20 % de poissons.
Les pécheurs artisans en France utilisent les arts "dormants" comme la ligne, le casier, le filet ou le piège. Les arts "trainants" comme le chalut et les dagues à coquillages ne sont utilisés que très rarement.
Si rien ne change aujourd'hui , il n'y aura plus de poissons en mer en 2048.

Les différents espèces de poissons sous quotas 

 

 

 


2) Les stocks de poissons

La quantité de ­poissons pêchés sur le Vieux Continent a été divisée par deux en trente ans. Du fait de la surpêche et de certains facteurs environnementaux, la ressource peine à se régénérer. La morue de mer du Nord et de la mer Celtique, la sole du golfe de Gascogne et de la Manche Est, pour ne citer que les espèces qui intéressent le plus la France, sont toujours au plus bas. « Sur les 124 stocks soumis à quota, 49 sont toujours en diminution, autant sont à niveau constant et seulement 29 augmentent », détaille Didier Gascuel. La plie de la mer du Nord et le merlu, dont les biomasses ont triplé depuis dix ans, comptent parmi ces espèces rescapées de la surexploitation des mers d’Europe,
Pêche et surpeche , sur le site encyclo-ecolo

3) L'aquaculture, la solution ?

Rappelons que pour nourrir les poissons en culture , il faut pêcher d'autres poissons . Au chili , 5 à 8 millions de tonnes d'anchois sont pêchés pour alimenter des poissons d'élevage.
L'aquaculture est l'une des réponses apportées à la surpêche et aux besoins croissant de poisson. En 2008, elle fournissait dans le monde 76,4 % des poissons d'eau douce, 68,2 % des poissons diadromes, 64,1 % des mollusques, 46,4 % des crustacés et 2,6 % des poissons d'eau de mer consommés par l'homme.
La pisciculture est une des branches de l'aquaculture qui désigne l'élevage des poissons en eaux douces, saumâtres ou salées.

4) Les restaurateurs

Les habitudes de consommation changent et les Français préparent de moins en moins eux-mêmes le poisson frais. Les produits de la mer sont de plus en plus consommés à l’extérieur des foyers. Les restaurateurs, que cela soit la restauration collective, les restaurants ou les grands chefs, doivent s’engager à ne servir que des produits de la mer issus de la pêche durable. Les acteurs de la restauration collective peuvent, grâce aux volumes importants qu'ils consomment, peser sur la filière par des politiques d’achat responsables
Dans un pays où la gastronomie joue un rôle central, les restaurateurs et tout particulièrement les grands chefs, peuvent participer à la prise de conscience.


5) Les consommateurs

Le consommateur a une responsabilité: celle d'acheter ou non les produits de la mer qu'on lui propose au marché, chez le poissonnier, au supermarché ou au restaurant. C’est nous qui mangeons le poisson. Nous pouvons donc influer sur les filières du poisson et valoriser la pêche durable. Et au premier chef, en demandant de l’information sur ce qu’il consomme.
En France , nous consommons 34kg de poissons chaque année ( moyenne mondiale 17kg)
Le guide des espèces de poissons.

Nous pouvons quand même agir au quotidien, en respectant quelques règles :

  • faire ses courses en utilisant le guide de consommation de GREENPEACE
  • ne plus consommer de thon rouge, de requin et de poissons de grands fonds (comme le flétan, le grenadier ou l'empereur, la lingue franche, la lingue bleue,le sabre noir, la dorade sébaste, la rascasse, le bar , la baudroie ou la lotte, le cabillaud de l'Atlantique ou la morue, l'eglefin ou le haddock, l'espadon, la limande, le merlu, la raie, le saumon de l'Atlantique, la sole, le thon albacore)
  • éviter les espèces suivantes : bar, cabillaud, carrelet, crevette, églefin, espadon, limande, lotte, merlu, raie, saumon de l'Atlantique, sole, thon, (albacore, germon, obèse), sauf précisions de votre commerçant
  • privilégier les produits issus d'une pêche durable et locale (par exemple: le bar de ligne de la côte française, le thon germon des canneurs et ligneurs du Pays Basque, le cabillaud de la mer d'Iroise des pêcheries normandes et bretonnes)
  • éviter de consommer les poissons pendant leur période de reproduction.
  • varier les espèces consommées, la plupart des ventes de poisson se concentrent sur 3 ou 4 espèces principales, thon tropical – le plus souvent en boite, saumon d’élevage, crevette tropicales, colin d’Alaska, alors que des dizaines d’espèces sont disponibles, faisons preuve d’imagination !
  • ne pas céder aux modes du "manger sain" : le poisson est bon pour la santé, certes, mais cela ne doit entraîner une surconsommation, qui elle est nocive à la santé et aux espèces de poissons ! Si la surpêche continue il n’y aura plus de poisson, qu’on le mange pour ses qualités gastronomiques, pour le plaisir ou pour être en bonne santé.

Le poisson n’est pas un produit comme les autres, il ne peut pas être un produit de consommation de masse, il faut privilégier une consommation festive et occasionnelle. Ainsi, vous participerez efficacement à la lutte contre le pillage de nos mers et océans.


Base de donnée sur tous les espèces de poissons

Greenpeace 

2015 => Greenpeace demande  à la marque Petit Navire d’arrêter de s’approvisionner en thon pêché avec des dispositifs de concentration de poissons (DCP). Cette méthode non sélective est un désastre pour les océans.
11 juillet 2017 => victoire : le géant mondial du thon recule devant la pression. ILs vont réduire significativement l'utilisation des dispositifs de concentration de poissons (DCP)
Classement des boites de thons

la boite de thon de SUPER U est celle qui respecte le mieux les consignes de pêches .

la boite de thon de SUPER U est celle qui respecte le mieux les consignes de pêches .

Publié dans Economie solidaire

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Paul Quentin 15/04/2016 18:13

Salut,
J’aime bien ce concept de pêche durable. Perso, je trouve qu’on devrait essayer de le mettre en pratique de nos jours.