La dette publique en France vs les produits bancaires

Publié le par Thierry T

Le service de la dette représente le paiement annuel des échéances (capital plus intérêts) des emprunts souscrits. La charge de la dette en France  représente le paiement des intérêts seuls; elle se montait à 50 milliards d'euros pour l'année 2013, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français (qui représentait, en 2013, 17 % des recettes de l'État).

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Les pays les plus endettés en Europe

1) La charge d'intérêt des emprunts de l'ETAT

Cette charge d'intérêts de la dette en France était en 2013 le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense.
La charge des intérêts se monte  à plus de 50 milliards d'euros ,l'équivalent du déficit public. Les intérêts sont en train de devenir le premier poste budgétaire de l'État français.
Aujourd'hui ,le remboursement du capital de la dette, qui fait partie du service de la dette, représente pour l’État environ 170 milliards d'euros, c'est-à-dire la somme de toutes les autres recettes fiscales directes (impôt sur les sociétés, ISF, etc.).
A propos de l'évolution de la dette publique en France 

La dette publique : un petit film pour mieux comprendre


où pourquoi faut -il revenir à "la planche à billets" ?

2) Une sous estimation de la dette en France

La dette publique était de moins de 100 milliards d’euros en 1980, date à partir de laquelle l’État français a commencé à vivre à crédit.
Ainsi, la dette a doublé de 1980 à 1984 pour passer à 200 milliards, elle a encore doublé de 1984 à 1991, puis de 1991 à 1998 pour atteindre 800 milliards. On a fait une dernière culbute de 1998 à 2010 pour passer à 1600 milliards et à près de 2037 milliards au 4ème trimestre 2014 ( toujours en hausse). Aujourd’hui, le poids de cette dette est devenu trop important. La fête est finie, car l’heure de rembourser a sonné.

La dette en France de 2037 milliards d'€ avec près de 95 % du PIB et même 150 % du PIB  si l'on rajoute les aides que nous versons aux pays d'Europe en difficulté via le MES (mécanisme européen de stabilité) . Ce sont donc les intérêts à payer sur cette dette qui vont finir par nous détruire parce que nous ne parlons jamais de rembourser le principal ou le capital.

Ce qui est hallucinant c'est que les personnes sont nombreuses à se réfugier dans des pays comme la Suisse cherchant à protéger leur patrimoine de la taxation. Cependant si on additionne l'exposition des deux plus grandes banques Crédit Suisse et UBS aux produits dérivés (voir prochain chapitre), on obtient 151 fois le PIB de la Suisse sur ces produits toxiques qui ne sont en fait que des paris dont les émetteurs n'ont pour ainsi dire rien provisionné...croyant se protéger en plaçant son argent dans les banques Suisses, l'épargnant s'expose encore plus aux risques de se retrouver ruiné.

zone euro : hausse de la dette publique

3) Le danger des produits dérivés

Quelles sont les banques qui détiennent les montants notionnels de produits dérivés les plus élevés ? En tête arrive la Deutsche Bank (55 600 milliards d'euros), suivie de la française BNP Paribas (48 300 milliards) et la britannique Barclays (47 900 milliards). La Société générale (19 200 milliards) et le Crédit agricole (16 800 milliards) apparaissent en huit et neuvième positions.
Mais si l'on compare ces chiffres au PIB du pays d'origine de la banque, le classement est un peu différent. Cette fois, c'est Credit Suisse (86 fois le PIB helvète !) qui figure en tête pour la vente de produits dérivés, suivi par UBS (65 fois le PIB suisse) et Barclays (26 fois le PIB britannique). BNP Paribas apparaît en cinquième position (24 fois le PIB français) devant la Deutsche Bank (22 fois le PIB allemand), la Société Générale (10 fois le PIB français) et le Crédit agricole (8 fois) en dix et onzième positions. La première banque américaine, JPMorgan, n'apparaît qu'en treizième place du classement (« seulement » 4 fois le PIB américain)."

4) Une crise monétaire sans précédent ?

En France, nous ne sommes pas à l'abri puisque la BNP avec plus de 24 fois notre PIB et les autres banques systémiques comme la Société Générale et le Crédit Agricole nous placent aussi dans une position très inconfortable.
L'heure est donc toujours à la protection qui passe par la détention d'actifs tangibles (terres agricoles, forêts, vignobles, biens fonciers...).
En tous cas, il est encore temps de se mettre à l'abri du système bancaire d'autant que la directive européenne pour ponctionner nos comptes bancaires a été signée récemment.

Nos comptes bancaires peuvent être ponctionnés à partir de 2016

Les banques "too big too fail"

La dette publique de la France : qui va payer ?

 

4 mesures pour diminuer la dépense publique

=> simplifier le fonctionnement et la gouvernance de la sphère publique ( moins de sénateurs , moins de parlementaires , supprimer quelques institutions inutiles, fusionner départements et régions)
=> supprimer des dispositifs inefficaces (la politique du logement, les politiques de formations professionnelles)
=> réduire les effectifs de la fonction publique (passage de 35h à 39h qui compensera le non remplacement de deux départs sur trois à la retraite, Estimation 600 000 postes)
=> réorganiser la sécurité sociale et les dépenses de santé

la dette publique

Quelques citations « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit.» Napoléon Bonaparte.

“La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort.” François Mitterrand (1916-1996),

Autre article sur le même sujet :
Le système financier mondial

La crise actuelle , économique , sociale , humaine

le 14 mai => journée internationale de la dette ( voir CCFD)

 

mots clés : produits dérivés , intérêts de la dette , dette publique , dette en France

Publié dans Econ-polit-social

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ZELE 06/01/2017 23:55

C'est pour cela que Dame Lepen veut sortir de l'Europe et se rendre indépendante du CE ?

Thierry T 07/01/2017 09:10

oui , entres autres . Voir mon article => http://thierry.taillefer.over-blog.com/2015/12/chretien-et-front-national.html